Entrée en matière

D’emblée, j’ai pris le parti de considérer que le problème principal n’était pas le constat des enjeux écologiques, ou la prise de conscience, mais la capacité à imaginer un autre monde, répondant aux besoins des humains, d’aujourd’hui et de demain, et respectant notre planète. (p.7)

On ne peut prévoir l’avenir, mais nous devons l’imaginer, le préparer, le construire. On passe alors de l’observation des tendances à l’action ce qui implique une volonté. 

Si ce livre pêche quelque part, c’est peut-être dans le pari que les hommes réussiront à fédérer leurs volontés, pour que le politique reprenne la barre. Et en même temps, sans ce pari, de plus en plus nombreux sont ceux pensant que nous allons à la catastrophe. Le lecteur pourra trouver les mesures proposées trop radicales. Pousser le curseur au maximum a été pour moi l’occasion de faire une exploration virtuelle, une forme de simulation. Que se passerait-il si... ? C’est un stimulant pour l’imagination. Les conséquences qui me sont apparues m’ont semblé suffisamment intéressantes pour laisser le curseur à cette place. Même si, dans l’hypothèse d’une concrétisation, il est probable que les choix soient moins radicaux. (p.9)

 

Suite aux options fiscales imaginées, j’ai fait l’hypothèse de réactions en chaîne. Elles sont présentées sous forme de flèches entre des bulles p.14 et 15. Elles sont détaillées, par la suite, par les personnages intervenant dans ce livre. Pour écrire ces textes, je me suis glissé dans leur peau, vivant, agissant, pensant, dans ce monde décrit par la Métamorphose. Les contenus sont bien sûr totalement imaginaires, mais, de mon point de vue, totalement réalistes, en fonction des informations dont je dispose, en cette année 2016...

Mais avant d’évoquer les difficultés du voyage, il est nécessaire d’en définir le but, car « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne connaît pas sa destination ». L’objet de ce livre est d’en proposer une. Si je devais le résumer en un slogan, ce serait : « Taxons la pollution[1], pas le travail  ». (p.11)



[1] Dans ce cas la pollution prend un sens très large et intègre la production des gaz à effet de serre (CO2, méthane, …).