4 - Une envie de vivre

Une société plus solidaire

L'économiste

La fin de l’exclusion

... La fin d’un travail salarié est souvent l’occasion pour une personne, de passer d’un mode de vie à un autre, de manière temporaire ou définitive. Si ce n’est pas déjà le cas, cette étape amène souvent la famille à aller vivre en zone rurale, où elle bénéficie d’un logement gratuit les premiers mois et est intégrée dans un SEL. Cela peut être une année sabbatique, l’occasion de suivre une formation grâce à Internet (on a fait beaucoup de progrès à ce niveau), le démarrage d’une activité professionnelle localement, une préretraite, dans laquelle le SEL amène une part non négligeable du revenu... Le faible coût de la vie en zone rurale abaisse très sensiblement le seuil de pauvreté. Nous sommes en train de supprimer l’exclusion. (p.174)

L'animateur d'accueil

... si au cours de la réunion, les nouveaux arrivants peuvent exprimer ce qu’ils sont, leurs attentes, leurs craintes, leurs espoirs, s’ils trouvent un écho, 90 % du travail est fait. Les liens vont se créer, et des solutions concrètes en découleront. La compétence d’un groupe est infinie. À partir du moment où les échanges se font, des solutions émergent. Mon travail consiste juste à faire émerger besoins, désirs, rêves et à faciliter, une réflexion, une écoute.
 Le tout est supérieur à la somme des parties... et un système s’auto-organise...
 (p.155)   

Réduire les conflits

L'historien

 ... le monde occidental était au bout, à la fin, à l'épuisement d'un parcours, d'un espoir, d'un rêve ... Les schémas de pensée étaient épuisés, mais le Grand Virage (La Métamorphose) a pu être pris car d'autres étaient prêts pour les remplacer. (p.203)

...

Toutes ces recherches passionnées, ces découvertes, cette intelligence et ce travail accumulé pour en arriver là, à ce désenchantement.
 À quel endroit avions-nous fait fausse route ? À quel moment n’avions-nous pas pris la bonne direction ?
 (p.204)

(p.217)

Le philosophe

En basculant toute la fiscalité sur les énergies non renouvelables et la pollution, nous avons imposé le respect de la nature au capitalisme. Mais plus profondément, nous avons mis la vie au centre de notre vie, et nous lui avons ainsi redonné un sens. Ce retour à la primauté de la vie est source de diversité. Les écosystèmes sur notre planète sont d’une grande variété. En cherchant à s’y réinsérer, les humains retrouvent identité et diversité. Et la nature mariant merveilleusement diversité et harmonie leur sert de guide. (p.212)