3 - Réfléchir aux conséquences pour 2030

Le ministre européen de l'économie

Pourquoi ça a marché ?


Nous étions dans un système fermé se censurant lui-même, n’osant pas, n’imaginant pas changer de paradigme. Nous vivions un blocage intellectuel, lié à la fois à la domination de la finance, à la peur d’explosions sociales déclenchées par le chômage et à une insuffisance d’analyse [1]. Notre politique fiscale nous a largement aidés à remettre la finance à sa place : un outil au service de l’économie. Mais elle a fait beaucoup plus.


D’une part, consommateurs et entreprises ont été fortement orientés dans leurs choix et de manière cohérente. D’autre part, tous les états européens se sont retrouvés avec une fiscalité et une protection sociale, fonctionnant sur les mêmes règles. Le dumping intraeuropéen a cessé. Cette nouvelle politique fiscale a eu un effet fédérateur. Et puis si vous voulez faire voter un ensemble complexe de lois contre le réchauffement, les lobbies vont entrer en action et chacun dépensera beaucoup d’argent pour détricoter ce qui le concerne.

Leur travail est beaucoup plus compliqué quand la loi est simple dans sa formulation et qu’elle s’adresse à tous. Dans ce cas, l’activité des lobbies est plus facile à contrôler.


Le projet européen nous a amenés à développer des techniques, des produits rendus rentables par cette fiscalité. Comme nous exerçons une pression constante sur nos fournisseurs étrangers, pour qu’ils travaillent sur les mêmes bases, nous leur proposons notre technologie, et par la même les aidons à devenir respectueux de la planète.
 Le projet européen retrouve un sens, bien au-delà d’un marché et d’une monnaie unique.
 (p.114)

 

[1] Voir interview de L’économiste p.170 et de L’historien p.202.

L'assistante sociale

La société a enfin arrêté de fabriquer des exclus à la chaîne.
En faisant cohabiter deux modes de vie différents, nous avons arrêté de mettre 25 % des citoyens en situation d’échec. (p.186)